Kinshasa – Ce qui devait être un rendez-vous de fraternité sportive entre communes a tourné à la controverse. Le Tournoi Intercommunal de la Paix, baptisé Euro Mobile et porté par Paul Kasembele, président du Daring Club Motema Pembe (DCMP), est désormais au cœur d’une polémique.
Présenté comme un cadre de cohésion et de promotion de la paix, l’événement a été marquer par de nombreuses failles logistiques et organisationnelles. Déjà lors de la demi-finale entre Kinshasa et Kintambo, disputée au stade Cardinal Malula, des désordres avaient été signalés. Mais le pire est survenu lors de la finale opposant Matete à Kinshasa, au stade Tata Raphaël : le match a été interrompu à la 30ᵉ minute dans un climat chaotique, et un journaliste a été violemment blesser au milieu des échauffourées. Cet incident, d’une gravité particulière, illustre le manque total de sécurité autour de l’organisation et choque le monde médiatique autant que sportif.
Alors que le Chef de l’État multiplie les efforts pour ramener la paix à l’Est du pays, l’utilisation du mot paix dans des événements qui débouchent sur des scènes de violence interroge. Pour plusieurs observateurs, cette instrumentalisation affaiblit la portée d’un combat national vital et donne l’impression d’un slogan vidé de son sens.
Au lieu d’offrir aux jeunes un cadre sain pour le sport et l’émulation, ce tournoi a mis en lumière les dérives d’une organisation mal pensée. « Sport et manipulation ne doivent jamais cohabiter », rappellent certains acteurs du monde sportif, qui exigent des enquêtes et des responsabilités claires après l’agression d’un journaliste, symbole d’un événement qui a totalement échappé à son objectif initial.
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